Limite de sécurité

limite de sécurité

• 1 Le temps limite de sécurité
• 1.1 Vitesse et déplacements
• 1.2 La vision et l' oeil
• 1.3 La hauteur d'observation
• 1.4 Conclusions
• 1.5 Anecdotes
1 Le temps limite de sécurité
De quel temps peut-on disposer entre deux observations ?
Le temps limite de sécurité.
1.1 Vitesse et déplacements
Pour se fixer les idées :
Un navire dont la vitesse est de 36 km/h (19,44 noeuds) est de 10 mètres par seconde.
Il parcourra 600 mètres (un tiers de mille nautique) en 60 secondes, ou se déplacera ~ 3 minutes par
mille nautique.
Un navire dont la vitesse est de 7 noeuds est de 10 * 7 /19,44 = 3,6 mètres par seconde.
Il parcourra 216 mètres en 60 secondes. Il lui faudra 8,6 minutes pour parcourir 1 mille nautique.
1.2 La vision et l' oeil
L'acuité visuelle de l’oeil est l’ordre de 0,5 minute d'arc. (valeur officielle pour une vue de
10/10ème)
(5 * PI)/(180 * 60) = 0,00145 qui est aussi la tangente d'arc jusqu'au 5ème chiffre après la virgule.
Pour se fixer les idées, cela correspond à un objet de 1,4 mètre de côté noir sur blanc situé à 1000
mètres, pour une vision normale de 10/10ème.
Une embarcation de 1,4 mètre de large et de haut est invisible à plus de 1/2 mille nautique d'un
observateur.
Il en serait de même pour une embarcation de 2,8 mètres de large sur 2,8 mètres de haut à 1 mile
nautique..
La tête d'un homme immergé, une bouée de 14 cm de diamètre, sont invisibles à plus de 100
mètres !
1.3 La hauteur d'observation
La terre est ronde. l'horizon est masqué au delà d'une certaine distance.
• Formule permettant de déterminer la limite de visibilité en fonction de la hauteur d'un
observateur:
D = (2*6378500)1/2/1852 * h1/2 = 1,93 h1/2 en miles nautiques.
Par exemple : Pour un observateur situé à 4 mètres au dessus du niveau de la mer, l'horizon lui est
caché au delà de 4 milles nautiques. Il ne peut pas voir un objet de petite taille, même lumineux
comme les feux de route d'un petit bateau.
• Pour un radar la formule est D = 2,2 h1/2
Pour exemple : La limite de visibilité est de 6,6 miles nautiques pour un radar situé à 9 mètres au
dessus du niveau de la mer.
Et aussi : un réflecteur radar situé à moins de 9 mètres au dessus du niveau de la mer est invisible
par le radar précédent au delà de 13,2 miles nautiques, quelle que soit la puissance d'émission et la
qualité de réception du radar.
1.4 Conclusions
Exemple de trafic en baie de FOS
Une petite vedette rapide invisible à 1/2 mile nautique fonçant à 40 noeuds (20 mètres/seconde) est à
votre étrave en moins d'une minute après que vous l'ayez aperçue.
Si vous disposez d'un radar à 9 mètres au dessus du niveau de la mer, et que vous ayez la chance
que le bolide ci-dessus ait un bon réflecteur, monté comme il faut (vertical pour les réflecteurs à
tubes), vous aurez la chance de l'apercevoir dès 6 MN; Vous aurez 9 minutes de délai avant un
risque d'abordage.
Avec un RADAR situé 9 mètres au dessus du niveau de la mer, le temps
limite de sécurité est de 5 minutes au voisinage des côtes et au voisinage
des trajets de navires à grande vitesse (NGV).
En observation visuelle le temps limite de sécurité est inférieur à 30
secondes. Vous ne pouvez donc pas quitter la vigie sans être remplacé.
30 secondes est juste le temps qu'il faut pour jeter un coup d’oeil à
l'arrière, ou appuyer sur un bouton dans la cabine de pilotage.
Heureusement tous les navires ne vont pas si vite en dehors des NGV, cependant le
temps d'inattention ne doit jamais être inférieur à 10 minutes en haute
mer, en méditerranée.
Il est rare que les petits bolides quittent la côte. Les grands navires sont équipés de
bons répondeurs et réflecteurs.
Notez que la plupart des grands navires ont une vitesse de l'ordre de 20 noeuds ! Agrandissez l'image
d'Exemple de trafic en baie de FOS pour vous rendre compte de l'intensité du trafic en méditerranée
qui, sur cette copie d'écran, est relativement fluide ce 11 août 2012.
1.5 Anecdotes
A la vigie pas question d'aller aux toilettes .
Les hommes à la mer se retrouvent, noyés ou non, la braguette ouverte.
L'homme de vigie ne peut pas s'absenter de son poste.
La coutume veut que l'on urine par dessus bord; on se tient d'une main à un hauban ou au balcon; la
moindre vague fait passer par dessus bord !
C'est vrai pour le filles aussi. : Dans un entretien par téléphone avec BFM-TV, elle (la navigatrice
Florence Arthaud) a expliqué à la mi-journée avoir eu "très peur". «Vers 23h15, j'étais en train de
me préparer à faire pipi depuis mon "balcon" (partie avant du bateau, NDLR), et je suis tombée à
l'eau.
En cas de mauvais temps mieux vaut uriner dans ses bottes plutôt que de tomber à la